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Équité en santé et vieillissement chez soi.

Vieillir chez soi, c’est une expression qui paraît simple jusqu’à ce qu’on demande qui y arrive vraiment. La plupart des personnes âgées préféreraient rester chez elles en sécurité, mais les conditions qui le permettent (logement adéquat, accès aux soins et au soutien) sont inégalement réparties d’une manière que les politiques publiques peinent à reconnaître.

Mes recherches doctorales en épidémiologie à McGill avec Amélie Quesnel-Vallée et Isabelle Vedel mettent en lumière ces écarts au Québec : comment les dimensions sociales déterminent qui peut vieillir chez soi, et pourquoi un système de santé qui promet l’accès universel laisse ces iniquités dans l’angle mort. Je travaille avec vingt ans de données d’enquête jumelées à des données administratives pour 25 000 personnes âgées, en mobilisant des méthodes d’analyses de survie et de régression de comptage dans un cadre intersectionnel quantitatif, pour mesurer comment le genre, la scolarité, le statut minorité visible, et la ruralité se combinent pour déterminer qui est exclu.

Ma thèse a été une porte d’entrée vers une pratique plus large sur l’équité en santé. Je suis co-chercheuse au sein d’équipes financées par les IRSC qui étudient l’équité dans les soins liés à la démence, les transitions entre milieux de soins, et l’accès aux services pour les communautés de langue minoritaire. Chacune de ces projets cherchent à comprendre comment des services en apparence équivalents produisent des résultats inégaux, et de quelles données probantes les décideurs ont besoin pour combler ces écarts.